Faites connaissance avec Connoisseur Pegase Elise Caluwaerts

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Faites connaissance avec Connoisseur Pegase Elise Caluwaerts

« L’ opéra ne doit pas être ennuyeux et élitiste », affirme la jeune soprano colorature Elise Caluwaerts. « Ces derniers temps, des choses chouettes se passent à l’opéra, à un point tel que les salles affichent à nouveau complet. L’opéra attire du public, un public international et très diversifié. » Faites connaissance avec notre Connoisseur Pegase Elise, une soliste très sollicitée, spécialiste du répertoire classique, romantique et contemporain.

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Une carrière impressionnante

Elle a débuté sa carrière comme chanteuse baroque, et a étudié à Anvers, Bruxelles et La Haye. Elle a suivi des classes de maître avec Peter Kooij, Elly Ameling, David Wilson Johnson, Jozef De Beenhouwer, Gemma Visser et Franco Farina. Elle s’est produite dans le monde entier, dans le cadre d’opéras, de productions de théâtre musical, d’oratorios et de récitals de chant. Elle a endossé le rôle de la Reine de la Nuit dans la Flûte enchantée et de Zerlina dans Don Giovanni, et a joué le rôle principal dans Semele, Belinda dans Didon et Énée, Angelica dans Orlando Furioso et Jenny dans « Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny » de Kurt Weil.

Elle a travaillé avec des chefs d’orchestre tels que Philippe Herreweghe, Jordi Savall, Reinbert De Leeuw, Lawrence Foster, Emmanuelle Haim et Robin Engelen et avec des ensembles de musique de chambre comme Oxalys, Spectra, Ensemble Phoenix Munchen, Musiques Nouvelles et La Sfera Armoniosa. Durant de nombreuses années, elle a collaboré avec Muziektheater Transparant, a chanté des créations de Wim Henderickx, Filip Rathé, Nicholas Lens et Joris Blanckaert, et a joué et chanté dans des films d’auteur réalisés par Hans Op De Beeck et Lucas Van Woerkum. Avec un tel C.V., vous serez surpris d’apprendre qu’Elise n’a que 33 ans.

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Quand avez-vous su que vous vouliez chanter ?

Elise : Tout a commencé quand j’étais enfant. Je viens d’une famille musicienne. Mes parents étaient également des chanteurs, mais surtout mes tantes et ma grand-mère. Elles avaient toutes un piano à la maison et jouaient des pièces écrites pour piano à quatre mains. Je trouvais cela fantastique. J’ai grandi avec la musique, et quand j’ai eu cinq ans, j’ai demandé un piano. Ensuite, j’ai rejoint une chorale, où j’ai trouvé mon bonheur. Impossible de faire marche arrière.

Vous jouez souvent dans des opéras, ce qui n’est pas un choix évident pour une jeune femme.

Elise : L’opéra souffre d’une image désuète. L’opéra est perçu comme chic et cher, ce qui n’est pas totalement faux. Les meilleurs chanteurs du monde se produisent à Bruges, Bruxelles et Anvers. Mais c’est bien plus que cela. En Belgique, l’opéra se veut plus accessible, en organisant de chouettes choses. Et cela fonctionne, les représentations se font à guichets fermés. Il se passe des choses très sympathiques dans le milieu de l’opéra. En Belgique, on ne peut pas se plaindre.

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Et pourtant, vous parcourez sans cesse le monde. Les valises font partie de votre quotidien.

Elise : C’est merveilleux d’être chaque fois à un endroit différent. Le plus agréable avec mon travail, c’est que, partout, je peux faire ce que j’aime. Les gens me demandent parfois si je ne me sens pas seule. Mais j’apprécie d’être en voyage et de pouvoir créer mon univers à moi. Ainsi, j’ai vraiment l’impression d’être ailleurs. Quand je travaille sur place, je cherche toujours les interactions avec mon environnement. Trouver un café restaurant, c’est la première chose que je fais quand j’arrive à destination.

Quelles sont les destinations que vous avez préférées ?

Elise : Le Mexique, car j’ai participé à une production Beethoven là-bas. Mexico City est vraiment une ville de contrastes. Si vous aimez les plages, je vous recommande Acapulco ou Cancún. Vous devez aussi visiter Chichén Itzá, l’une des sept nouvelles merveilles du monde, ainsi que le temple maya de Tulum. Dans l’État d’Oaxaca, on trouve de gigantesques marchés en plein air. Quant à la ville de Veracruz, avec son ambiance et son architecture caribéennes, c’est une véritable perle.

Y a-t-il d’autres voyages qui vous ont marquée ?

Elise : Le Maroc est un pays magnifique, qui vous séduit immédiatement par sa culture sensible et chaleureuse. Lanzarote vaut également le détour. C’est surtout le vide, ainsi que le noir et le rouge intenses du paysage volcanique qui vous frappent. Il y a cinq ans, je suis allée en Jordanie avec des amis pour mon anniversaire. J’ai visité Pétra, une ville construite dans la roche il y a des siècles. Dormir à la belle étoile dans le désert de Wadi Rum avec les Bédouins, c’est un incontournable !

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Que sont les vacances pour vous ?

Elise : Passer du temps avec ma famille et mes amis, que je vois rarement. Chaque année, je prévois trois semaines de calme complet. C’est indispensable, car mon travail est très stressant. Je ne peux jamais être malade, et tout doit toujours être au top. C’est la raison pour laquelle j’associe les vacances à la plage et au farniente. Mais ces vacances-là ne durent que dix jours, car ensuite, il me prend l’envie soudaine de partir pour un citytrip afin d’assouvir ma soif d’inspiration et de culture.

Quel est votre programme à court terme ?

Elise : Des concerts en Belgique, aux États-Unis, en Asie et en Australie. Sydney possède un magnifique opéra, j’ai hâte d’y être. Lorsque je suis à l’étranger, je me pose toujours cette question : y a-t-il un opéra ici ? J’apprécie toujours les voyages au Japon, car l’opéra fait partie de la culture là-bas.

Interview : Magali Elali

Photos : Bart Kiggen